16 juin 2006

Autant en emporte le coïte

Dans la vie, certains événements sont si rares que lorsqu'ils se produisent, ils méritent une attention toute particulière; la comète de Haley, la rediffusion des Feux de l'Amour, un deuxième cocktail gratuit ou encore pour d'autres, la copulation. Détrompez-vous, je ne veux pas prendre la place de Carrie Bradshaw alias Sarah Jessica Parker dans Sex & The City en abordant un sujet épineux, j'essaie simplement de soulever une question non sans piquant qu'on est tous en droit de se poser: faisons-nous attention aux protubérances avant d'entamer toute conversation?

J'aurais préféré glisser vers la neurasthénie plutôt que d'avoir à vous avouer ça mais, derrière des dehors trop parfaits, la plupart des hommes cache un monstre à trois têtes. Et c'est bien connu, la recherche de l'âme soeur est un imposteur qui n'est que prétexte à faire monter sa sauce. Nous ratissons tous la ville à la recherche du parfait spécimen de l'élégance et du savoir-vivre mais sommes-nous impatients de le trouver au point d'estimer la marchandise avant d'envisager sa consommation? Il est vrai que coucher le premier soir permet de prendre conscience des problèmes sexuels qui pourraient intervenir dans la relation et ainsi d'éviter les ruptures les plus évidentes. Mais n'aurions-nous pas l'impression de sortir avec un joueur de balles?

Je vais vous raconter une histoire. Un soir, en discothèque et sous l'effet d'extasy, je me suis laissé aller à quelques débauches avec trois hommes différents. Ou peut-être quatre. Jusque là, rien de bien scandaleux mais lorsque les effets de l'alcool bon marché avait commencé à s'estomper, je ne tardais pas à m'inquiéter de la tournure qu'avaient pris les événements. Je me sentais réellement attiré par un beau New-Yorkais. Il s'appellait Tim, avait une conversation intéressante et n'avait pas posé une seule fois le regard sur mes fesses. Malheureusement, même si je n'étais pas résolu à accepter l'échec, il était impossible de supprimer toutes les preuves qui faisaient de moi le pire des catins. J'avais été pris par un appareil photo jetable bien avant de découvrir que j'étais jetable moi aussi. Dans l'affaire "J'avais la bouche plutôt remplie", le verdict était tombé; j'étais coupable sur toute la ligne. Après cette défaite, quatre cigarette et une utilisation abusive de ma carte d'étudiant, je me retrouvai seul et quasi inconsolable devant un film intitulé à juste titre "L'Enfer".

Je mis une journée à m'en remettre; c'est à dire un changement de nom, de numéro de téléphone, d'adresse et de boulot en me disant qu'ils étaient tous des minables. Ensuite, je me remis sur le marché en ne craignant plus que ma mauvaise influence ne reprenne le dessus. Après tout, il y avait encore un tas de psychopates qui attendaient que je me paie leur tête, plein de rustres tyranniques qui ne savaient toujours pas se contrôler et je me disais le coeur battant et la tête pleine d'espoir qu'en attendant l'homme parfait, je pouvais toujours chercher le chien idéal...

08 juin 2006

Il était une fois une histoire à l'aube rose

Dans une ville lointaine (pour y aller, faut changer deux fois de correspondance) vivait un charmant monsieur et sa charmante madame qui en fait était un monsieur avant. Je sais plus comment ils s'appellent mais on va faire comme si c'était Henri et Gertrude. La vie était paisible pour eux; madame faisait des régimes dans le but de pouvoir entrer dans son tout nouveau bikini en vison et monsieur, en plus d'avoir un blog controversé, coupait du bois parce que l'énergie solaire c'est bien seulement si on a du soleil.

Ils n'avaient pas d'enfants mais jamais cette idée ne leur avait traversé l'utérus, enfin surtout celui de madame. L'avantage, c'est que du coup, ils pouvaient se payer des vacances au Tadjikistan sans se préoccuper de trouver une nounou parce que bon, un gosse c'est déjà pas bien, mais en plus ça coûte cher et ça n'aime jamais l'hotel et ça veut jamais rien visiter ni laisser fourniquer en paix. Rien ne pouvait donc entraver ce magnifique voyage qui se profilait à l'horizon, un peu comme Maïté sur Sunset Boulevard.

Mais voilà, alors que les valises étaient introuvables puisque Henri les avait vendues sur eBay, Mary-Alys, la charmante voisine, commit l'irréparable rendant toutes ses voisines désepérées. Bhein oui quoi c'est vrai, quelle idée de se tirer une balle dans la tête en plein milieu du salon; les gens se sentent alors obligés d'aider pour détacher le parquet.

Heureusement, pour détendre l'atmosphère, Henri et Gertrude avaient eu l'idée de faire une grande cagnote pour le Loto et de jouer ensemble les numéros 4, 8, 16, 23 et 42 toutes les 108 minutes. En plus, ça pourrait leur faire gagner des pépètes. Pendant ce temps, non loin de là, deux détectives, un peu comme Mulder et Scully mais avec des noms moins idiots, veillaient sur tout ce beau monde. Ils ne tarderaient d'ailleurs pas à découvrir un groupe de terroristres appelés les 4400 que, dans le cadre de protection des témoins, nous appellerons dorénavant "les autres".

Après l'enterrement de Mary-Alys, rien ne fut plus jamais pareil; Gertrude se rendit compte que la vie était courte et se fit agent double afin de mieux pofiter de ses derniers instants, Henri écriva un article sur "les autres" disant qu'ils n'étaient pas gentils, le mari de Mary-Alys (en fait ils n'étaient même pas pacsés) se mit à avoir des principes tout comme sa femme avait des règles, Loïs remplaça Superman par un plombier qui aimait l'héroïne et les flingues et Bree fut invitée dans "Ca Se Discute: Spécial TOC".

L'histoire ne dit pas comment les vacances de Henri et Gertrude se sont passées.