31 décembre 2005

Drame Sterdam

Je suis confronté à un paradoxe sans précédent. Même Bridget Jones ne pourrait pas comprendre, vous imaginez. Sur le point de paraître en couverture du prochain Guiness Book, je lutte désespérément contre une force diabolique que je pensais avoir déjà vaincue: l'insomnie. Me voilà donc métamorphosé en caricature des nuits blanches, image lourde de conséquences physiquement identifiable par ses divers effets secondaires connus de tous et dont tous se passeraient bien.

Morphée m'a planté une fois de plus. Ne serait-il qu'un dealer de somnifères? J'ai eu le temps d'y réfléchir ces trois dernières nuits et ça me semble plausible. Pour ne pas dire évident. Voyons les choses en face; vendre du sable ne rapporte plus depuis que les enfants veulent des Play Stations et, comme tout le monde, il a été contraint de se reconvertir. Il lui fallait donc trouver une valeur aussi sûre que la mayonnaise sur les frites mais dans un pot à part s'il vous plait parce que j'ai horreur que tout se mélange et après j'en ai plein les doigts, quelque chose qui puisse se vendre aussi bien que la coke auprès de la jet-set, un produit aussi innovant et innatendu que les virus informatiques. Il a choisi le valium. Je comprends. Le business, c'est le business. Tout le monde sait d'ailleurs que les consommateurs sont des proies faciles. Et, grâce aux bienfaits des magazines, toute nouveauté devient forcément tendance.

Me voilà contraint de chercher une solution. Mieux encore, d'en trouver une. Le coup des moutons? Je finis toujours pas me perdre dans mes comptes et, à force de reprendre du début dès que j'atteins la première dizaine, je n'ai pas le temps de m'endormir. La vodka? J'aurais bien cédé mais il se trouve que s'autoproclamer bloggeur, ça paie pas beaucoup. Je peux tout au plus me noyer dans de l'eau plate et attendre que le soleil se pointe pile en même temps que ce coup de pompe. Je le sens venir celui-là, il rode déjà.

En l'attendant, je vais planifier le million-d'heures-de-sommeil-voire-plus que je dois rattraper. J'ai bien envie de vous dire que je mens mais vous me croirez?

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je m'attendais à plus de jeux de mots mais quelle surprise agréable! Ca change un peu... J'adore!

Anonyme a dit…

Ca me fait penser au test de pureté que l'on pourrait introduire par la question suivante: êtes-vous suffisament sain (ou sein) pour dormir la conscience tranquille?